Ping pong

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interviews , reportages , digressions , local et musical

Saravadio

émission locale et/ou musicale , réalisée par Saravadio.

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Ping Pong#13, actualité sociale et culturelle , Résidence artistique en Ehpad

Cette semaine, du 4 au 8 mars, marque la clôture d'une résidence artistique exceptionnelle à l'EHPAD Pierre Mauroy à Harnes. Pendant deux mois, l'artiste plasticienne, musicienne et créatrice sonore Catherine Zgorecki a investi cet établissement, accompagnée de Laurent Viscar, animateur socio-culturel. Ensemble, ils ont exploré les mémoires et les histoires du bassin minier, territoire d'origine de Catherine Zgorecki, où elle questionne le rapport à la mémoire, aux lieux, aux hommes et aux femmes qui y résident, ainsi qu'à leur activité.

Cette résidence s'inscrit dans le cadre du programme Circulations, financé par la DRAC du Nord Pas de Calais, qui vise à donner à voir, à entendre et à comprendre une démarche artistique. Au cœur de cette expérience artistique, le partage des mémoires, les rencontres intergénérationnelles et la volonté de rendre visible des personnes et des histoires de vies invisibilisées par notre société ont été des éléments clés.

Dans cette émission, nous avons le privilège de rencontrer Catherine Zgorecki et Laurent Viscar, initiateurs et concepteurs de ce projet, à quelques jours de la fin de la résidence. Ils nous dévoilent le cahier des charges de cette expérience où l'EHPAD devient bien plus qu'un lieu de soins, mais un véritable lieu de vie, d'échanges et de partage."

http://les-defricheurs-sonores.art/

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Ping Pong #12 : Musique - blind test Gontard

Le dimanche 25 février, la Halle aux sucres à Dunkerque accueillait un concert de Gontard dans le cadre des dimanches des arts urbains. Avant le concert, Anne Saouter, anthropologue, a proposé une intervention fascinante sur la place des femmes dans le rugby français.

Suite à cette brillante intervention, les musiciens de Gontard, tous vêtus de chemises à fleurs, ont pris place sur scène pour accueillir l'arrivée improbable de Gontard Himself, vêtu d'une splendide combinaison de lapin pour le moins déroutante. Gontard, souvent considéré comme un ovni ou le secret le mieux gardé de la chanson française, se présente comme un chanteur de variétés. Si ses tenues de scène rappellent les extravagances de Carlos et Joe Dassin dans une émission de Maritie et Gilbert Carpentier, le terme de "variétés" doit être compris dans le sens de la diversité plutôt que dans celui de la variété française conventionnelle.

Diversité donc, tant au niveau des genres musicaux (pop, world, java , rock, avec des accents sixties notamment sur les effets de guitares), que des émotions exprimées, de la colère à l'engagement, en passant par l'humour omniprésent, la dérision, et une touche de mélancolie. Gontard s'amuse à briser les barrières codifiées du rock indépendant. Si cela peut paraître déroutant au premier abord, son énergie communicative finit par emporter le public profane, comme en témoignent les mines réjouies à la sortie de la salle. Gontard a l'intelligence de puiser dans sa discographie pour proposer un set varié et éviter l'écueil du donneur de leçon ou du prédicateur de malheur qu'aurait pu supposer un simple déroulé de son dernier album "2032", album dystopique sorti l'an passé.

Auteur de nombreuses mixtapes, Gontard est un touche-à-tout passionné par les mavericks, de Jean Luc le Tenia à Daniel Johnston, ces artistes indépendants stakhanovistes qui sortaient des disques toutes les trois semaines sans se soucier de leur réussite commerciale. Il collectionne les disques depuis des années et s'amuse (au sens premier du terme) avec des milliers de samples qu'il récupère à droite et à gauche.

Nous l’avons rencontré à l'issue de son concert pour un blind test  autour d’une bière locale , occasion d’assouvir un de nos points communs : écouter et discuter sur la musique .

Fond Sonore (hors blindtest)

Gontard : Bienvenue (2032 ,Petrol Chips)

Les objets : la normalité (la normalité, columbia)

Blind test :

Emmanuel Macron : Discours du 17 janvier 2024 , Public Senat)

Herbert Pagani : discours du PDG des états unis d'europe unie ( Megalopolis ,EMI)

Soundforce : la fin du monde (The fin du monde , RCA à noter que cela date de 1979 et non de 75!!!)

Mendelson : où est passé le week end (Quelque part, Lithium/ici d'ailleurs)

Ignatus : Bertrand Cantat ( Ignatus chante le Ténia , La souterraine)

Sylvain Chauveau : radiophonie N°1 (nocturne impalpable , disques du soleil et de l'acier)

Bernard Lavilliers : Les aventures extraordinaires d'un billet de banque (Le stéphanois , les disques motors)

Mama Béa Tekielski : Les glycines ( balade pour un bébé robot , RCA)

Babx : le déserteur (ascencions , l'autre distribution)

Charles duédal : la violence à la télévision ( compilation ! , SK records)

Kim : tell me now ( Kim sings Daniel Johnston , folkmica)

Léna Lesca : aux tortionnaires (par les damnés de la terre , hors cadres)

Musiques :

Mendelson : où est passé le week end (Quelque part, Lithium/ici d'ailleurs)

Gontard : De retour à Gontard sur misère , la nuit disparue (2032, Petrol chips)

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Ping Pong #11 , portrait local , le camion à la noix

"Plonger dans l'atmosphère ralentie de Guigny, ce village aux accents des années 70, c'est s'immerger dans un monde où le temps semble suspendu. C'est là que j'ai rencontré Johannes et Marie, le couple de trentenaires derrière le projet "La Ferme à la Noix", qui aujourd'hui se déploie sous la forme originale du Camion à la Noix. À travers leurs pizzas artisanales et leurs pains bios, confectionnés avec amour et savoir-faire, ils transmettent bien plus qu'une simple gastronomie : c'est un art de vivre, un retour aux sources, une ode à la convivialité.

Accueillis par les mélodies enchanteresses de flûtes, nous sommes transportés dans leur univers où les vinyles d'Anne Sylvestre et de Glenmor résonnent aux côtés des rires des amis et des jappements des chiens. Ici, chaque légume a une histoire, chaque ami une place, et chaque instant est empreint de partage.

Au cœur de leur démarche, l'authenticité et la joie de vivre transparaissent à travers leur choix de nom : "La Ferme à la Noix". Un clin d'œil malicieux qui révèle leur esprit farceur et leur volonté de ne pas se prendre au sérieux, tout en étant profondément consciencieux dans leur travail. Et c'est avec le levain, véritable trésor vivant qu'ils chérissent jour après jour, qu'ils donnent vie à leurs pains bios à la texture moelleuse et au goût incomparable.

Mais ce qui rend véritablement leurs créations uniques, c'est leur originalité. À partir de produits simples, ils concoctent des recettes audacieuses et surprenantes, défiant toute idée de gastronomie élitiste. Chaque pizza est une explosion de saveurs, chaque tranche de pain une invitation au voyage culinaire.

Depuis 2023, Johannes et Marie œuvrent avec humour et sérieux à donner vie à leur projet ambitieux, fondé sur des valeurs de coopération et de respect de la terre. Leur mission : réinventer la ruralité en tissant des liens authentiques entre producteurs et consommateurs, en valorisant le travail artisanal et en prônant une consommation responsable. Bienvenue dans l'univers enchanteur de "La Ferme à la Noix", où chaque bouchée raconte une histoire, où chaque rencontre est une promesse de découvertes."

En fond sonore :

Mendelson : Soixante dix (Recson)  et l’album Vous et Nous d’Areski Belkacem et Brigitte fontaine (Saravah)

En intermèdes musicaux 

Brigitte Fontaine et Areski : La citrouille (Saravah)

Anne Sylvestre : Les gens qui doutent (A Sylvestre)

Bobbie MC Gee : Bread and roses (Collector records)

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Ping Pong #10 Portrait local : OCS garage

Aujourd’hui dans Ping pong , je vous emmène au garage . 

Alors immédiatement , quand j’utilise le terme garage, il  faut absolument me départir de tous les réflexes qui me viennent en tête  à la prononciation de ce mot  . Ici on ne parlera pas de musique :  des Sonics, des Stooges ou d’obscures compilations Nuggets , bien que ce ne soit pas l’envie qui me manque et que j’y serai certainement bien plus à l’aise qu’en mécanique , moi qui suis incapable de dévisser deux boulons sans avoir une crise de nerf. Non , ici nous parlerons bien de mécaniques, de voitures , d’un garage et de son tenancier , Christophe Czainski , sympathique quinquagénaire , qui a franchi le pas de l’entreprenariat il y a un peu plus de 4 ans . 

Outre le fait que nous soyons quasiment jumeau de nom , ( j’ai ajouté à son nom le préfixe Koko,  eu égard à mes opinions politiques ) , Christophe est aussi un ami que j’avais perdu de vue depuis pas mal d’années avant que le hasard , toujours lui , a fait que je rencontre son épouse juste devant chez moi , aussi étonnés l’un que l’autre de nous rencontrer après un hiatus de près de 30 ans . 

Heureux de se rencontrer , elle me fait part du projet que Christophe a récemment monté , le garage OCS , basé à Guestreville dans le hameau de Villers - Brulin . 

Vivre à la campagne rend la voiture indispensable au quotidien , et c’est un grand soulagement que de connaitre un mécanicien en qui on peut avoir confiance pour les entretiens et diverses réparations de véhicule . 

L’idée d’interviewer Christophe apparaissait comme une évidence , tant son parcours est finalement assez proche des idées que nous souhaitons mettre en avant sur Saravadio  : le refus du gigantisme ,  remettre l’humain au coeur de la société , faire confiance à la confiance là où la méfiance et l’arnaque sont partout cités en mode de vie dans les médias ou chez les politiques . 

Rencontre avec Christophe, dans son garage, au bout de sa cour où nous évoquons , son parcours  , son métier , sa passion . 

Nous avons écouté en fond sonore notre playlist 100% garage pour l’occasion avec   les Stooges 1969 , les sonics the witch ,  witch avec  No time , Paul Ngozi Can’t you hear me , the Jon Spencer blues explosion : 2 kindsa love , ty seagull learning ,the oh sees : tunnel Time ,  the bugs just a bad dream , the peace peaceful man , the rebels Indian rebels , the count five psychotic reaction 

En intermede musicale : 

Tom Novembre : garage paradis

Garageland : fingerpops

Serge Gainsbourg : Ford Mustang

Un grand merci à Christophe pour son accueil et sa disponibilité 

OCS garage : FACEBOOK

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Ping Pong #09 Portrait local : hands hop et la torgnole (bière artisanale)

Aujourd’hui dans Ping Pong, nous  poursuivons notre volonté de mettre en avant des initiatives locales , des histoires de rencontres , d’amitiés , de passions , bien éloignées de problématiques de chiffres , de course au gigantisme et à la démesure . 

Si vous cherchez cela , passez votre chemin , vivez à fond votre rêve de start  up nation , et revenez nous voir après votre burn out . 

Avec cette émission, nous quittons le milieu musical pour partir à la rencontre de deux entrepreneurs de la région . A vrai dire , nous n’avons à faire beaucoup de kilomètres puisque la SAS HANDS HOP que nos rencontrons aujourd’hui est basée dans la zone écopolis de Tincques, le village dans lequel se situe Saravadio. 

Hands Hop est un projet de distribution de bières locales qui trouve son origine pendant la période du Confinement . Rapidement , l’idée de créer une bière , la torgnole , en plus de leur activité de distribution  est mise en place . 

Rencontre avec Guy Dubremetz et François-Xavier Galan , 2/3 des fondateurs de la société  Hands hop , où nous discutons de bière d’entrepenariat et de torgnoles ! 

Nous avons écouté en fond sonore 

Hubert felix thiefaine : taxiphonant d’un pack de pro

Les svinkels : Areal Killer

Ludvig von 88 : bière et punk

En intermede musical : 

Jacque Brel - La bière

Miossec - les bieres d’aujourd’hui s’ouvrent manuellement

Et Zanini - Un scotch , un bourbon , une bière 

Un grand merci à Francois Xavier et Guy pour leur disponibilité et leurs conseils avisés .